Chauffage électrique : bonne idée ou non-sens ?

La pompe à chaleur n’est qu’une option parmi d’autres pour qui souhaite se chauffer à l’électricité. Il existe en effet toute une série de solutions abordables. Lesquelles ? Et ont-ils leur utilité ?

Types

Bien que le principe de base de la production de chaleur soit identique pour toutes ces solutions - l’énergie électrique est transformée en chaleur à l’aide d’une résistance - on distingue différents types de chauffage électrique.

Les accumulateurs

Les accumulateurs stockent la chaleur dans un matériau réfractaire pendant 24 à 48 heures avant de la restituer à la demande, via le thermostat.

Les convecteurs

Le principe des convecteurs est simple : l’air froid entre dans l’appareil où il est réchauffé par une résistance avant d’être diffusé dans la pièce grâce à un ventilateur. Ces appareils réagissent très rapidement : la pièce se réchauffe presque immédiatement mais se refroidit tout aussi vite dès qu’ils sont éteints.

Les radiateurs

Dans un radiateur électrique, la résistance électrique chauffe un fluide caloporteur (conducteur de chaleur) qui circule dans le radiateur. Il en résulte une combinaison de chaleur rayonnante (réchauffement des surfaces) et de chaleur convective (réchauffement de l’air).

Les panneaux rayonnants

Les panneaux rayonnants ne chauffent pas l’air mais les surfaces. Ils fournissent rapidement une agréable chaleur, mais celle-ci reste très localisée. C’est pourquoi on les utilise principalement dans les petites pièces où il y a peu de mouvement, comme les salles de bains.

Le chauffage par le sol

Contrairement à la version standard, le chauffage électrique par le sol et/ou les murs peut être posé directement sous le revêtement de sol pour un temps de réponse réduit. Il fournit donc rapidement la chaleur rayonnante souhaitée. Son installation requiert toutefois l’intervention d’un professionnel.

Des avantages intéressants…

Prix

Le grand avantage des systèmes cités ci-dessus est qu’ils sont très abordables. Au lieu des milliers, voire des dizaines de milliers d’euros que vous coûterait une pompe à chaleur, les prix des chauffages électriques classiques se situent dans une fourchette de 100 à un peu moins de 1 000 euros, selon le type, la puissance et la finition. Il s’agit bien sûr d’un prix par appareil, mais les émetteurs de chaleur gonflent également le budget d’un système de chauffage central traditionnel.

Installation

Comme ces appareils produisent et émettent la chaleur, il n’est pas nécessaire de disposer d’une chaudière ou d’un réseau de canalisations. À l’exception du chauffage électrique par le sol et des accumulateurs, tous les appareils sont prêts à être raccordés. Aucun installateur n’intervient et il n’y a pas de travaux de démolition ou de montage à prévoir.

Temps de réaction

Comme la chaleur ne doit pas être transportée depuis la source vers un système d’émission, il n’y a aucune perte possible et les appareils réagissent rapidement. En particulier les panneaux rayonnants, les convecteurs et les radiateurs dotés d’une fonction boost, qui permettent une montée en température rapide (en quelques minutes à peine).

… un inconvénient important !

Consommation

La consommation est le principal inconvénient du chauffage électrique. Le rendement des appareils reste faible et, à l’heure actuelle, aucune amélioration n’est à espérer. Comme l’énergie électrique est directement convertie en chaleur, 1 kW d’électricité ne peut jamais produire plus de 1 kW de chaleur, aussi bien conçu soit l’appareil. À titre de comparaison, une pompe à chaleur produit 4 à 5 kW de chaleur avec 1 kW d’énergie électrique.

Si, au rendement limité, on ajoute le prix élevé de l’électricité, on comprend que le chauffage électrique ait mauvaise presse.

Électricité verte versus électricité grise

La production d’électricité dans une centrale électrique conventionnelle n’est pas un processus des plus efficaces. Si l’on considère le rendement des différents appareils de chauffage en fonction de leur consommation d’énergie dite primaire, le rendement du chauffage électrique est d’à peine 35 à 40 %. Bien qu’elle consomme également de l’électricité, une pompe à chaleur affiche un rendement de 100 à 190 % dans les applications à basse température ; avec une chaudière à gaz à condensation de dernière génération, on atteint 85 à 90 %.

Contrairement aux chaudières à gaz, le chauffage électrique peut en théorie consommer de l’électricité produite de manière durable, par exemple celle de panneaux solaires photovoltaïques. La principale difficulté réside actuellement dans l’écart entre l’offre et la demande. En effet, le besoin de chauffage est plus important lorsque les panneaux photovoltaïques produisent peu ou pas du tout.

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