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Création de jardins : les cinq principales erreurs !

Paysagiste et architecte de jardin, Michaël Wojciechowski conçoit et supervise des projets de jardin depuis 20 ans. De toutes sortes et de toutes les tailles. Il souligne les cinq principales erreurs lors de l’aménagement d’un jardin.

Erreur n°1 : Négliger les travaux de terrassement

Michaël Wojciechowski: « il doit y avoir suffisamment d’eau et d’air dans votre sol. C’est la base de tout jardin !»

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Michaël Wojciechowski : « il doit y avoir suffisamment d’eau et d’air dans votre sol. C’est la base de tout jardin ! Les plantes peuvent pousser de manière optimale et vous souffrirez moins des mauvaises herbes. »

Creuser en profondeur

Vous avez planté un arbre de grande taille ? Gardez au moins une distance de 2 mètres avec la clôture du voisin.

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« Après des travaux de construction, le sol est, en certains endroits, complètement compacté par les passages incessants lors de la construction. Vous devez creuser profond pour aérer celui-ci. Vous devez retrouver un sol meuble sur une épaisseur de 60 cm. Nous parlons naturellement uniquement des endroits où viendront plantes et gazon. »

Analyser les sols

« Un conseil qui vaut pour tous. Pour 60 à 70 euros, vous connaîtrez la composition de votre sol : trop acide, trop calcaire… Vous pourrez même obtenir des conseils d’engrais. »

Pour une analyse des sols efficaces, Michaël se réfère au Service Pédologique de Belgique, un organisme de recherche indépendant consultatif.

Erreur n°2 : Un mauvais choix de plantes

« Idéalement, vous aurez une flore diversifiée dans votre jardin, tout au long de l’année. Mais pour cela, les gens ont trop peu de connaissances des plantes. »

Ne pas acheter seulement avec les yeux

Rappelez-vous que les plantes des jardineries poussent artificiellement. Hortensias et narcisses ne devraient s’épanouir qu’en avril alors que l’on en trouve déjà en février dans les jardineries. N’achetez pas vos plantes seulement avec les yeux.


  

« Rappelez-vous que les plantes des jardineries poussent artificiellement. Hortensias et narcisses ne devraient s’épanouir qu’en avril alors que l’on en trouve déjà en février dans les jardineries. N’achetez pas vos plantes seulement avec les yeux. »

Petit arbre deviendra grand

« Voyez le nombre d’arbres étêtés dans les jardins. Les gens qui plantent un arbre n’ont pas toujours conscience de sa taille future. Ne plantez pas un chêne dans un jardin de 50 m² : il aura un jour 18 mètres de haut et une circonférence de 10 mètres. »

Pensez aux réglementations

« Cela échappe à bon nombre de personnes. Une haie doit se trouver au moins à 0,5 m de la limite de votre terrain, la distance étant prise au milieu de la haie. Vous avez planté un arbre de grande taille ? Gardez au moins une distance de 2 mètres avec la clôture du voisin. »

Erreur n°3 : un mauvais choix de revêtement

Ne faites jamais l’économie d’un sous-sol de bonne qualité. Et ne comparez pas pommes et poires au moment des demandes de devis. Certains entrepreneurs proposent des fondations de 25 cm alors que d’autres se limitent à 10 cm.

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« Le revêtement du jardin représente 40 à 50% du coût total. IL est donc bon d’y réfléchir. Vous souhaitez une terrasse ? Sera-t-elle à l’ombre ou au soleil ? Pour les terrasses à l’ombre, le bois n’est pas conseillé de par la prolifération de végétations et de par le côté glissant de la surface. Il en va de même avec la pierre naturelle lisse. »

Référez-vous à l’utilisation

« L’emplacement n’est pas le seul critère. La fonction revêt aussi une importance. Allez-vous y garer votre voiture ou une camionnette ? Cela changera le choix des matériaux et les fondations. »

Investissez dans la base

« Vous pouvez choisir la meilleure des pierres, si la base n’est pas bonne, vous verrez apparaître des fissures au fil du temps. Ne faites jamais l’économie d’un sous-sol de bonne qualité. Et ne comparez pas pommes et poires au moment des demandes de devis. Certains entrepreneurs proposent des fondations de 25 cm alors que d’autres se limitent à 10 cm. Cela permet d’économiser des centaines d’euros. »

Que faire du sol excavé ?

« Demandez également ce qu’il en sera du sol excavé. Son évacuation est-elle incluse ? Gérer ce poste est extrêmement cher. Pour les projets de taille, cela peut parfois représenter plus de 10.000 euros. »

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« Demandez également ce qu’il en sera du sol excavé. Son évacuation est-elle incluse ? Gérer ce poste est extrêmement cher. Pour les projets de taille, cela peut parfois représenter plus de 10.000 euros. »

Erreur n° 4 : Permettre à quelqu’un d’autre de décider à votre place

« Vous créez votre jardin, pour votre famille et vous, pour 20 à 30 ans. Ne laissez jamais l’entrepreneur décider à votre place, mais plongez-vous dans le projet. »

Demandez conseil à des spécialistes

« Si vous avez des doutes sur les matériaux, posez la question à votre entrepreneur ou architecte de jardin. Ne comptez pas avec les avis des personnes qui n’y connaissent rien. Votre voisin peut avoir eu de mauvaises expériences avec un produit. Chaque situation est différente et les matériaux évoluent. »

Erreur n°5 : ne pas faire appel à un architecte de jardin

« Lorsque j’étudiais il y a 20 ans, l’aménagement moyen d’un jardin revenait à 25.000 euros. Aujourd’hui, nous sommes plus près des 40 à 50.000 euros. La raison ? L’augmentation des coûts en main d’œuvre, mais aussi en matériaux. »

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« Souvent, un architecte de jardin – ou paysagiste – permet de faire des économies sur les coûts. Si vous avez un plan, vous pouvez travailler par étapes, en fonction de votre budget. Un projet n’est pas forcément coûteux : cela démarre à 1.000 euros, même si votre architecte pose de nombreuses questions. »

Le dossier du projet

Le dossier d’un projet se compose d’une planification des plantations, des installations électriques et des consolidations. «  Il peut être utile d’évaluer les coûts et d’avoir une fenêtre de coûts. Vous pouvez également demander à votre paysagiste de suivre les travaux : contacter les entrepreneurs, faire des demandes d’offre et les comparer, contrôler le chantier… Mais tout cela dépend de votre budget. »

La garantie des prix

Selon Michaël Wojcieschowski, le principal avantage d’un architecte de jardin est de toujours savoir où vous vous situez. Il n’y a pas de surprises budgétaires. Et c’est de plus en plus important. « Lorsque j’étudiais il y a 20 ans, l’aménagement moyen d’un jardin revenait à 25.000 euros. Aujourd’hui, nous sommes plus près des 40 à 50.000 euros. La raison ? L’augmentation des coûts en main d’œuvre, mais aussi en matériaux. »

 


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