7 conseils pour un jardin frais pour l’été

Créer un jardin agréable et luxuriant ? Des étés toujours plus chauds et plus secs ne devraient pas être un obstacle. Marc Verachtert, journaliste et auteur du ‘Manuel pratique du jardin climatique’, nous livre quelques conseils pour un jardin frais.

1. Créez de l’ombre

Au moment le plus chaud de la journée, votre jardin appréciera un peu de fraîcheur, que vous lui procurerez en lui assurant de l’ombre. Et quelle meilleure solution naturelle qu’un arbre ? Optez pour un arbre parasol ou en boule : leur couronne étant plus large que haute, ils créent une grande surface ombragée. L’arbre offre encore un autre avantage : il rafraîchit l’air. Un arbre évapore l’eau par ses feuilles, ce qui provoque une montée d’air chaud. L’air à l’ombre d’un arbre est quasiment 5 °C plus frais qu’au soleil.

2. Prévoyez une rétention de l’eau

Tous les types de sols ne sont pas logés à la même enseigne. Vous pouvez améliorer le pouvoir de rétention d’eau d’une terre sableuse en y ajoutant deux seaux de compost par m². Le compost remplit les espaces creux entre les grains de sable et se transforme en humus. L’argile profite, elle aussi, du compost qui séparera ses grains très fins, laissant ainsi plus d’espace à l’eau et aux racines. Une terre sableuse peut également être amendée avec de la bentonite ou minéral argileux (une poudre de micro-granulés secs). Ajoutez-en deux kilos par 10 m². Les rétenteurs d’eau sous forme de grains ou de gel conviennent pour tous les types de sol. Ils stockent l’eau, les engrais et autres nutriments dans la zone des racines, jusqu’à ce qu’elles en aient besoin.

3. Plantez de façon rapprochée

Des plantes très proches les unes des autres se protègent mutuellement. Elles se protègent aussi du vent, évitant une évaporation forcée de l’humidité via leurs feuilles. De plus, elles recouvrent le sol, empêchant la formation de « points chauds » : des surfaces de terre nue (et sombre) exposées au soleil, provoquant l’évaporation de l’eau avant que les plantes ne puissent en profiter. Suivez les conseils de votre pépiniériste ou entrepreneur de jardin quant au nombre de plantes nécessaires par m².

4. Protégez avec du mulch

Dans les parterres, il faut donc éviter les espaces vides. Assurez-vous aussi qu’ils ne soient pas couverts de plantes invasives ou spontanées. Vous pouvez par contre épandre du mulch : cette couche de matière organique agira comme une couverture isolante entre les plantes. La tonte d’herbe fonctionne également, mais évitez de l’épandre en couche de 5 centimètres : après quelques jours, celle-ci commencera à pourrir et à dégager une odeur. Les copeaux de bois ne sont pas conseillés non plus : ils se compostent rapidement, puisant l’azote de la terre, ce qui produira à l’automne une explosion de champignons.

Le compost mûr, quant à lui, fonctionne parfaitement et s’harmonise bien avec les plantes, mais sa couleur plus sombre absorbe la chaleur solaire. Si la couleur claire des paillis de chanvre et de lin bloque cette chaleur, elle les rend aussi plus visibles entre les plantes. Les fibres de bois de châtaignier, les coques de cacao ou les écorces de pin présentent la couleur la plus naturelle et se dégradent très lentement. De ce fait, il ne faut en rajouter qu’après quelques années.

5. Choisissez les bonnes plantes

L’évolution progressive de notre climat vers un climat plus méditerranéen ne signifie pas pour autant que nous devons planter en masse oliviers, palmiers et autres spécimens exotiques. Certes, ceux-ci supportent la sécheresse mais ils ne résistent pas aux pluies abondantes ou à un hiver rigoureux. Ne sous-estimez pas nos traditionnelles plantes rustiques qui sont à même de supporter beaucoup de choses. Bon nombre d’entre elles disposent d’ailleurs de mécanismes de protection intégrés pour faire face aux périodes où elles risquent de perdre plus d’eau par évaporation qu’elles ne peuvent en absorber par leurs racines. Demandez conseil à votre pépiniériste ou entrepreneur de jardin. Choisir un arbre ? Voici un arbre pour chaque jardin. 

Si vous les choisissez vous-mêmes, privilégiez les plantes qui montrent qu’elles sont capables de résister à la sécheresse. Ce sont d’une part quasi toutes les espèces à feuillage gris, velu ou duveteux, particularité qui fait office de filtre évitant que le contenu des feuilles ne se réchauffe trop vite et que l’humidité ne s’échappe des cellules. C’est le cas de la lavande, de plusieurs types de sauge, de l’oreille d’ours et de la fétuque bleue. Ensuite, il y a les plantes qui, à l’instar des cactus, sont à même de stocker de l’eau : les fameuses succulentes ou plantes grasses.

6. Plantez correctement

En les plantant à l’automne, vous donnez une chance aux vivaces, arbustes et arbres de bien s’enraciner en terre avant le démarrage de la saison de croissance. Si les plantes choisies sont en pot, immergez-les durant 15 minutes, dans leur pot, dans un seau d’eau. Laissez la plante absorber l’eau durant au moins 30 minutes. Retirez ensuite la motte du pot et coupez les racines avec un couteau tranchant. Il suffit de trancher 2 centimètres dans la motte. Cela oblige les racines à se ramifier et à chercher plus d’espace.

La préparation du trou de plantation est cruciale : une fois le trou creusé, ajoutez-y suffisamment de compost et/ou de rétenteurs d’eau. Mettez ensuite la plante en pleine terre. La plante en place, remplissez le trou avec la terre retirée. Tassez ensuite légèrement et arrosez abondamment. Arrosez encore quelques fois au printemps, dès que les plantes forment des feuilles. Arrosez éventuellement encore quelques fois en plein été.

7. Arrosez au rythme de la pluie

Si vous arrosez souvent les plantes, leurs racines restent proches de la surface du sol. Aidez-les d’emblée à rechercher l’eau par elles-mêmes. Bien entendu, si une période de sécheresse perdure trop longtemps, vous devrez leur donner un coup de pouce, mais prenez le temps. Mieux vaut imiter une douce averse un peu prolongée. L’idéal consiste à donner 15 à 20 litres d’eau sur plusieurs heures. C’est la moyenne hebdomadaire de pluie dans notre pays.

Vous pouvez faire cela à l’aide d’une buse rotative, d’un arroseur oscillant, d’un système de goutte à goutte ou de tout autre système d’irrigation. Installez ce système le plus tôt possible au printemps. Si vous le faites en été, il y a de fortes chances que vous abîmiez vos plantes. Complétez-le éventuellement avec des capteurs qui détectent à quel moment il faut arroser. Si seules quelques plantes ont besoin d’eau, le tuyau d’arrosage ou l’arrosoir suffit. Arrosez-les en soirée pour leur laisser la nuit pour aspirer l’eau et la stocker dans leurs tiges, feuilles et fleurs.

Source : Je vais Construire

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