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Vous entendez-vous bien avec vos voisins ? Les trois contrariétés les plus rencontrées

Mieux vaut un bon voisin qu’un ami lointain. Un dicton aussi vieux que la première rue. Mais le rapport aux voisins n’est pas toujours aussi bon. Les journaux sont pleins d’anecdotes sur des relations de voisinage dérapant un peu. 

« Les voisins ne parlent plus de désaccord. Les frustrations sont grandes et l’émotionnel prend souvent le pas sur la raison. »


  

Trois causes se reproduisent souvent » indique Mark Huygen. « En première place viennent les arbres, les buissons et les clôtures. »


  

Quelles sont les principales causes de querelles ? Plus important : que faire ? Nous avons demandé à Mark Huygen, avocat et médiateur officiel.

Qu’est-ce qui dérange le plus ? 

« Les choses n’ont pas beaucoup changé au fil des ans. Trois causes se reproduisent souvent » indique Mark Huygen. « En première place viennent les arbres, les buissons et les clôtures. IL y a toujours quelque chose : la chute de feuilles dans le jardin du voisin ou les ombres, une distance incorrecte sur la ligne de démarcation… » 

Le bruit est la deuxième cause de dispute. Ce problème intervient souvent dans les maisons de rangée, les maisons jumelées ou les appartements. Encore plus si l’isolation acoustique est insuffisante. En troisième place ? « Nous voyons, dans une moindre mesure, des vendettas personnelles. Il est souvent question de construction et de terrain à bâtir. »

Que faire en cas de conflit ?

Désigner les causes est simple. En arriver à une solution entre les parties est souvent une autre paire de manches. 

1. Parlez, communiquez, entrez en médiation

Dans de nombreuses villes et communes, la médiation est gratuite. Les journaux parlent de 1.600 demandes, pour la seule Flandre. Deux fois plus que six ans auparavant. Ces médiations sont effectuées par des bénévoles, mais n’ont pas de pouvoir contraignant. Pourtant, cela permet de remettre ensemble des parties souvent coincées sur leurs positions. Un coordinateur provincial en Brabant flamand parle d’un succès de 70% dans De Morgen.

Mais les autorités fédérales proposent aussi des médiateurs officiels. « Une idée fausse est de croire que cela est gratuit » prévient Mark Huygen. « Il n’en est rien. Les procédures sont payantes et réglementées. Elles offrent des garanties aux deux parties. »

Huygen plaide pour le dialogue. « En dépit de tous les moyens de communication, les voisins ne parlent plus de désaccord. Les frustrations sont grandes et l’émotionnel prend souvent le pas sur la raison. Pour une des parties, un arbre bouche la vue, pour l’autre le soleil. Les intérêts sont contradictoires. Mais les voisins sont et resteront interdépendants. C’est donc une question de dialogue, de donner et de recevoir. Des deux côtés… »

2. Faire intervenir le Juge de Paix

C’est l’option la plus drastique. « Nombre de personnes se précipitent vers le tribunal. Vous poursuivez votre voisin devant le Juge de Paix. Mais si l’autre partie ne répond pas, le tribunal ne peut intervenir. Un accord est obligatoire. Cette procédure est gratuite. Une demande écrite à la justice de paix est suffisante pour enclencher la procédure. Reste la question de savoir si c’est la manière la plus appropriée de faire. Un recours judiciaire est sans doute un écueil supplémentaire dans un conflit. »


https://www.livios.be/fr/info-construction/amenagements-exterieurs/cloture-de-jardin/cloture/46355/vous-entendez-vous-bien-avec-vos-voisins-les-trois-contrarietes-les-plus-rencontrees/