En images : loft façon New York

Dans sa quête d’un nouveau logement, Suzanne n’avait jamais pensé à une construction neuve. Jusqu’à ce qu’un agent immobilier lui parle des lofts du bureau MKA, vendus à l’état brut : elle y a alors vu l’opportunité de l’agencer elle-même. Avec l’aide d’un architecte, bien sûr.

Le nouveau logement de Suzanne fait partie du projet Superlofts, imaginé par le bureau amstellodamois MKA (Mark Koehler Architects). Une forme de logement collectif, dans laquelle ce sont les futurs résidents – et non de grands promoteurs – qui aménagent le bâtiment, en collaboration avec l’architecte. Chaque résident a de ce fait la liberté d’agencer son intérieur comme bon lui semble. Un défi que Suzanne avait envie de relever. Le processus de conception s’est rapidement avéré agréable, bien que complexe. Parce que prévoir à l’avance où viendra chaque point d’éclairage et chaque prise demande un peu d’imagination. Suzanne s’est donc tournée vers la tête pensante du projet : l’architecte Marc Koehler lui-même. Ensemble, ils ont conçu un très beau programme.

À la fois ouvert et fermé

Ce loft est formé de deux travées parallèles, chacune faisant pas moins de 6,70 mètres de large. L’architecte les a dès lors traitées différemment : une ouverte et une fermée. L’espace de vie est pourvu, à l’avant comme à l’arrière, d’une baie vitrée, celle à l’arrière s’étirant sur toute la largeur, soit quelque 13 mètres. Si les deux zones ont été conçues distinctement, des portes coulissantes entre la chambre et le salon permettent de bénéficier des dimensions généreuses de l’appartement.

Note méditerranéenne

Au milieu de l’espace de vie se trouve un volume indépendant – il concentre une partie des éléments de la cuisine, des placards, le vestiaire et les toilettes – dont la réalisation, partiellement en blocs de terre cuite bruts, surprend. À côté de cet élément remarquable se détache l’escalier conçu d’un seul tenant, comme une sculpture, et posé dans l’espace à la façon d’un objet minimaliste. Il mène à la terrasse privée de Suzanne, sur le toit du loft. Enfin, la texture brute des tapis, couvertures et coussins du salon, associée au bois et au béton, crée un contraste intéressant.

Béton, bois et acier

Pour son loft, Suzanne a choisi le béton, le bois et l’acier comme matériaux de base. Elle a imaginé un concept global avec cuisine en bois, plancher en chêne dans la chambre et sol coulé dans le salon. Le bois et les nombreux accessoires textiles viennent contrebalancer le gris du béton et l’acier bleuté des foyers, apportant de la chaleur. Chaleur également fournie par ces derniers, lorsque le temps est maussade.

Éclairage zénithal

Le loft est très lumineux, même si ce n’était pas vraiment le cas au départ. Les deux grandes baies vitrées à l’avant et à l’arrière fournissent naturellement une belle lumière naturelle, mais ce sont surtout les ouvertures pratiquées dans le toit qui apportent à toutes les pièces la luminosité nécessaire. Pour réaliser l’escalier menant à la terrasse, un énorme trou a été creusé dans le toit et terminé par une vitre. Cela n’a pas été simple pour l’entrepreneur, mais le résultat est phénoménal. La lumière s’infiltre maintenant dans les moindres recoins de l’espace de vie.

Les pièces entre la chambre et la cage d’escalier de l’immeuble n’avaient aucune ouverture sur l’extérieur. Dans la chambre d’amis/bureau, des fenêtres de toit classiques fournissent désormais air et lumière, tandis que cinq puits de lumière circulaires équipés de miroirs éclairent de façon naturelle le dressing et la salle de bains.

Durabilité

Chaque pièce étant éclairée de lumière naturelle, cela limite le besoin de luminaires. Par ailleurs, Suzanne apprécie le fait cuisiner à l’induction et est une grande adepte du système de chauffage urbain – alimenté par de l’eau recyclée provenant d’anciennes usines – auquel est raccordé le chauffage par le sol. Même les caillebotis de sa terrasse de toit sont en plastique recyclé. Mais c’est surtout de la vue qu’elle se régale. « La nuit, depuis mon lit, je peux voir toute la ville. C’est très particulier comme sentiment… un peu comme si j’étais à New York. »

Réalisation : Marc Koehler - MKA Architects
Texte : Emmy van Dantzig
Photos : Jansje Klazinga
Découvrez le reportage complet dans Je vais Construire nr. 446.

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