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En images : Une maison mitoyenne avec une double personnalité

À Liège, une maison mitoyenne du siècle passé, flanquée d’annexes hétéroclites, a été restructurée avec ingéniosité par l’architecte Maxime Elaerts. Aujourd’hui, elle affiche une double personnalité, lumineuse et aérée, qui marie harmonieusement éléments d’origine et interventions contemporaines.

Mathilde et Thibault ont trouvé leur bonheur dans une maison où tout, ou presque, était à refaire. Malgré son état, elle affichait un cachet indéniable, grâce à des éléments du passé qui avaient été conservés au fil des ans : plafonds moulurés, sol en granito, portes anciennes avec poignées en laiton, cheminées en marbre, parquet en bois. Comme la plupart des habitations anciennes, celle-ci était très cloisonnée. Le plan initial de deux pièces en enfilade avait été prolongé par une véranda, mais aussi par une annexe latérale, comptant deux pièces de plus.

Décloisonner, réorganiser

Si le volume de l’habitation n’a pas changé, ses façades arrière et son organisation ont été radicalement réinventées. Une fois la porte d’entrée franchie, c’est ainsi la perspective vers le jardin et la lumière qui en provient qui attirent d’abord le regard. Mais le hall pourrait se suffire à lui-même par son authenticité. Le plafond mouluré, le sol en granito et l’escalier d’origine en bois ont été conservés, restaurés et mis en valeur. Le hall mène à la pièce centrale de la maison : la cuisine. Celle-ci occupe le cœur du rez-de-chaussée, donnant vers le salon, côté rue, mais aussi vers le jardin et la salle à manger installée à l’arrière, dans l’ancienne annexe latérale.

Valoriser l’ancien

À l’instar du hall, le salon a lui aussi conservé ses éléments anciens, dont la cheminée en marbre est le point d’orgue. Parquet poncé et moulures rénovées complètent le tableau. Comme ailleurs dans la maison, les murs ont été peints en blanc. Une manière de refléter au maximum la lumière dans cette pièce orientée au nord. Juste à côté, la cuisine s’implante en longueur, dans la pièce centrale. Elle est devenue zone de circulation. Le mobilier en stratifié blanc est recouvert d’un plan de travail en matériau composite de même couleur. Pour la crédence, les propriétaires ont opté pour un carrelage marbré, qui rappelle la cheminée du salon et les entre-portes en marbre blanc.

L’îlot central se termine par un coin repas avec tabourets hauts, à l’emplacement de l’ancienne véranda. Celle-ci a été démolie et reconstruite dans les mêmes proportions, puis équipée d’une fenêtre de toit pour apporter de la lumière zénithale à la cuisine. Pour marquer l’intervention, un sol en béton lissé a été coulé. À commencer par le granito du couloir… Les occupants en profitent depuis l’espace de vie grâce à une porte et une paroi vitrées, cernées de cornières en acier noir.

Vitrer, alléger

Un faux plafond acoustique perforé a été placé à la fois pour des raisons esthétiques et pour compenser les éventuelles réverbérations dues aux grands vitrages. Car aujourd’hui, l’annexe latérale a radicalement changé d’apparence… Tout le rez-de-chaussée est vitré, du sol au plafond, de manière à favoriser un maximum de contacts avec l’extérieur. L’architecte a aussi complètement réorganisé l’espace : il a en effet proposé aux propriétaires de démonter une partie du plancher situé entre le rez-de-chaussée et le premier étage, pour ouvrir cette salle à manger sur une double hauteur. Au niveau supérieur, un bureau est aménagé en mezzanine.

Au dehors, l’étage de cette annexe est désormais revêtu d’un bardage ajouré en afzelia, posé verticalement sur les murs de briques qui ont été isolés par l’extérieur. Cet élément plein semble flotter sur le « vide » vitré du rez-de-chaussée, apportant de la légèreté au volume. Outre le bois, la façade arrière est habillée de crépi blanc et de panneaux en stratifié noir. En été, la terrasse devient une pièce supplémentaire. Intérieur et extérieur communiquent en permanence. Dans le jardin en paliers, les vieux murs ont été peints en blanc, afin d’apporter un maximum de luminosité.

Ouvrir les perspectives

L’entresol mène au bureau, ouvert sur la salle à manger en contrebas. Le mobilier, en multiplex de bouleau, a été fabriqué sur mesure. Le premier étage est dédié aux parents. Pour se protéger du bruit de la rue, la chambre a été aménagée côté jardin. Ce sont le dressing et la salle de bains qui s’installent à l’avant. Mais pas question pour autant de cloisonner l’espace : il convenait de valoriser ses atouts. Entre les placards, la cheminée en marbre blanc est mise en évidence par une grande baie vitrée qui permet des vues depuis la salle de bains. Elle accueille aussi un miroir qui ouvre les perspectives. Les poignées des placards ont été fabriquées avec des restes du bardage.

La salle de bains comporte une baignoire, une grande douche et un meuble à deux vasques. Le plan de ce meuble est réalisé à partir de chutes de la crédence de la cuisine, rappelant ainsi le marbre de la cheminée. Le plancher a été conservé, poncé et retraité. Le dernier étage, dans les combles, est consacré aux enfants. À terme, deux chambres et une salle de bains y seront aménagées.

Réalisation : Maxime Elaerts
Texte : Anne-Catherine De Bast
Photos : Laurent Brandajs
Découvrez le reportage complet dans Je vais Construire n° 442.


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