livios logo

Égouttage et assainissement des eaux usées

Il y a trois choses qui sont importantes pour l'égouttage et l'assainissement des eaux usées : le principe de la station d'épuration, les zones d'assainissement et les techniques d’assainissement des eaux usées.

Le principe de la station d’épuration

Les eaux usées des riverains sont évacuées vers les égouts via un raccordement propre à chaque habitation.

  • Le réseau d’égouts achemine les eaux usées de l’agglomération vers un collecteur par l’intermédiaire d’un déversoir d’orage.
  • Les collecteurs sont théoriquement dimensionnés pour recevoir un débit correspondant à 12 fois le débit de temps sec, le rôle du déversoir d’orage est de rejeter l’excédent directement à la rivière.
  • Les collecteurs d’eaux usées récoltent les eaux en provenance des égouts et les acheminent vers la station d’épuration. L’objectif de la station d’épuration est de traiter les eaux usées avant leur rejet en milieu naturel.

La Société publique de Gestion de l’Eau (S.P.G.E.)

Face à la nécessité de mettre en place très rapidement des systèmes efficaces d’épuration des eaux usées et de transposer la Directive Cadre sur l’Eau (2000/60/CE), la Société Publique de Gestion de l’Eau (S.P.G.E.) a été créée en 1999 pour développer et accélérer les programmes d’épuration des zones urbanisées.

Dotée d’une structure légère, la S.P.G.E. est chargée d’exécuter la politique du Gouvernement wallon relative à la protection des nappes aquifères et à l’assainissement des eaux usées. La mise en place de la S.P.G.E. répond aussi à une volonté constante du Gouvernement wallon d’améliorer la qualité du service public.

égout sanitaire


  

évacuation des eaux usées


© Getty Images  

Plans communaux généraux d’égouttage (P.C.G.E.) – Plans d’Assainissement par Sous-bassin Hydrographique (P.A.S.H.)

Elaborés en 2001, les plans communaux généraux d’égouttage (P.C.G.E.) sont progressivement remplacés par les plans d’assainissement par sous-bassin hydrographique (P.A.S.H.). En Région wallonne, l’eau se gère depuis le 20 juillet 2003, au niveau des sous-bassins hydrographiques.

L’eau qui coule n’a que faire des limites administratives, qu’elles soient communales, provinciales ou régionales. Elle coule en effet dans des sous-bassins qui se rejoignent dans des bassins. Il y a, en Wallonie, 15 sous-bassins qui ont fait l’objet d’une analyse particulière et qui ont donné naissance à 15 P.A.S.H.

Ces 15 P.A.S.H. définissent les zones soumises aux différents régimes d’assainissement. Le nom du sous-bassin hydrographique et les limites du P.A.S.H. qui vous concernent sont disponibles à l’administration communale. Par arrêté du 22 mai 2003, le Gouvernement wallon a adopté le Règlement général d’assainissement des eaux urbaines résiduaires (RGA).

Ce règlement définit trois régimes d’assainissement et prévoit un plan d’assainissement par sous-bassin hydrographique en remplacement des anciens plans communaux généraux d’égouttage (P.C.G.E.). Chaque plan d’assainissement comprend trois types de zones d’assainissement.

Les 3 zones d’assainissement

  • Les zones à régime d’assainissement collectif : ce sont des zones dans lesquelles il y a ou il y aura des égouts et où l’épuration se fait, comme son nom l’indique, de manière collective. Toute habitation étant soumise à ce régime collectif se voit dans l’obligation de se raccorder au réseau d’assainissement existant (égout) dont les eaux usées qui y transitent rejoignent une station d’épuration collective qui assure le traitement des eaux usées. Du côté des responsabilités liées à l’assainissement collectif, les communes sont tenues d’équiper en égouts les agglomérations reprises en assainissement collectif.
  • Les zones à régime d’assainissement autonome : ce sont des zones dans lesquelles les habitants doivent assurer eux-mêmes l’épuration des eaux usées. Ce type de régime est d’application là où le système collectif ne peut être mis en place (contraintes naturelles, techniques, environnementales, financières, etc.). Les habitations soumises à ce type d’assainissement doivent progressivement être équipées d’un système d’épuration individuelle (S.E.I.) qui assure le traitement individuel et in situ des eaux usées générées par la parcelle (habitation). Il est donc de la responsabilité du propriétaire concerné par ce type de régime de se conformer aux dispositions légales en la matière.
  • Les zones transitoires : ce sont les zones qui n’ont pu être classées pour diverses raisons. En voie de disparition à l’échelle wallonne, ce type de régime concerne les habitations qui sont situées dans une zone pour laquelle aucun régime définitif n’a été déterminé. Ces habitations sont donc soumises à des obligations spécifiques du fait que le régime définitif réservé à la zone n’est pas encore déterminé.

Techniques d’assainissement des eaux usées

1. L'épuration

Première phase : prétraitement ou décantation
Avant d’être traitées ou épurées, les eaux usées doivent faire l’objet d’une décantation : les matières lourdes rejoignent le fond pour former les boues, tandis que les matières légères remontent à la surface pour former le chapeau (essentiellement des graisses). Ce rôle de
prétraitement est généralement effectué par la fosse septique ou fosse de décantation dont l’étanchéité et le volume suffisant conditionnent le bon fonctionnement. Le volume minimum conseillé est de 600 litres/EH. (À titre indicatif, pour une habitation,1 équivalent-habitant ou EH correspond à 1 occupant).

Deuxième phase : traitement des eaux
Il existe deux types de dispositifs :

  • Dispositifs dits « extensifs » : ceux-ci regroupent les systèmes d’épuration qui ont pour principe le traitement naturel via filtre planté, lagune, zone humide reconstituée, etc… sans intervention mécanique.
  • Dispositifs dits « intensifs » : ceux-ci regroupent les systèmes d’épuration avec traitement mécanique et oxygénation; on relève plusieurs techniques (biomasse fixée sur des supports fixes ou mobiles, boues activées, systèmes à biodisques, filtre bactérien aérobie). Note : la technique du filtre bactérien anaérobie est formellement exclue par l’arrêté du Gouvernement wallon du 7 novembre 2002 fixant les conditions intégrales d’exploitation des unités et installations d’épuration individuelle.

Troisième phase : décantation secondaire des eaux (selon les systèmes)
Certains systèmes sont généralement complétés par un compartiment de décantation secondaire (même principe que la première phase ou prétraitement). À ce stade-ci, on peut trouver une « recirculation » ou reprise des boues décantées par pompe ou airlift avec retour de celles-ci vers le décanteur primaire.

2. L'évacuation

La législation prévoit l’évacuation de vos eaux épurées par une voie artificielle d’écoulement (canalisation de voirie, fossé, etc.) ou dans une eau de surface (ruisseau, étang, etc.). Dans certains cas, il s’avère impossible d’utiliser ce mode simple d’évacuation. Dans ce cas uniquement, les systèmes d’infiltration (drains de dispersion - le plus fréquent -, filtre à sable ou tertre filtrant) peuvent être utilisés.

Quelles sont les priorités ?

Si votre habitation existante se situe en zone prioritaire, vous aurez l’obligation d’installer un système d’épuration individuelle. Pour déterminer si votre habitation est considérée comme prioritaire, une étude (appelée étude de zone) sera réalisée. Cette étude, en plus de vous indiquer si votre habitation doit être équipée, déterminera également le type d’épuration le plus approprié et les délais dans lesquels le système devra être installé. En tant que propriétaire, vous serez averti personnellement lors de la réalisation de l’étude et informé en temps utile de vos obligations éventuelles. Les études de zones sont réalisées progressivement.

Contrôle des systèmes d’épuration individuelle

Si vous êtes situé en zone d’assainissement autonome, cela signifie que vous devez ou devrez dans le futur installer un système d’épuration individuelle. Lors de l’implantation et du raccordement de ce système d’épuration individuelle, vous devrez faire procéder à un contrôle de mise en oeuvre par un contrôleur agréé communal (généralement gratuit) ou privé (payant). Cette visite est effectuée idéalement avant remblaiement, lorsque le dispositif est sous eau, canalisations raccordées et branchements électromécaniques terminés. Il est conseillé de procéder à la réalisation d’un rapport photographique en cas de remblaiement partiel pour des raisons de sécurité. Enfin, veillez à rendre accessibles tous les éléments de votre filière pour faciliter la visite de contrôle. Le contrôle à l’enfouissement donne lieu à la délivrance d’une attestation de contrôle dont un exemplaire doit être retourné par le demandeur auprès de l’Administration.

11 choses à savoir sur équipements d'utilité publique


Ce site web est sécurisé par reCAPTCHA et le politique de confidentialité et conditions générales d’utilisation de Google s’appliquent.

track

http://www.livios.be/fr/info-construction/gros-oeuvre/travaux-preparatoires/equipements-dutilite-publique/egouttage-et-assainissement-des-eaux-usees/