Série (1) : Transformation d’une vétuste maison de rangée en une maison de rêve durable

Transformer une vétuste maison mitoyenne datant du début du 20ème siècle en une élégante maison de maître affichant la classe énergétique A : c’est le défi que David et Albert relèveront tout au long des 12 prochains mois. Livios suivra de près leur aventure et rendra régulièrement compte de l’évolution de la rénovation. Dans ce premier épisode, nous faisons connaissance avec les principaux acteurs de cette passionnante histoire et nous attardons sur les travaux préparatoires et de démolition.

Un vrai coup de foudre ! À la recherche d’un nouveau logement à Anvers, David et Albert sont tombés sur une maison de rangée passablement vétuste. David est tombé instantanément sous le charme. « Il a fallu un peu plus de temps à Albert », confie-t-il en souriant. « Elle était effectivement en très mauvais état mais possédait énormément d’atouts, comme un garage – un luxe en centre-ville ! –, de hauts plafonds ou encore un petit atelier dans le jardin. Finalement, nous nous sommes assez rapidement décidés en dépit des difficultés que poserait inévitablement la rénovation totale que son état nécessitait. Étant donné que notre intention est de vivre ici les vingt prochaines années, l’objectif est d’en faire une maison de rêve ! »

Lui rendre son prestige d’autrefois

La maison date du début du 20ème siècle. À l’époque, c’était une très belle maison de maître qui formait un harmonieux ensemble de deux unités avec la maison mitoyenne, mais les rénovations effectuées dans les années 50 lui ont fait perdre tout son cachet. David et Albert entendent corriger cette erreur historique en rendant à la façade son aspect d’origine : hautes fenêtres, finition lisse relevée d’éléments décoratifs et corniches authentiques.

« Pour l’intérieur en revanche, nous souhaitons quelque chose d’épuré et de moderne, avec de grands espaces ouverts et des accents de béton, de bois et de noir et blanc », expliquent-ils. « Comme nous sommes très concernés par la thématique de la durabilité, nous avons prévu d’investir dans une isolation supplémentaire et dans des équipements techniques aptes à augmenter l’efficacité énergétique, comme des panneaux solaires, une chaudière solaire ou une pompe à chaleur. Nous avons parfaitement conscience que l’investissement est lourd et que nous ne le récupérerons peut-être jamais complètement mais nous le faisons par principe. Il devrait nous permettre d’atteindre le niveau 39 de performance énergétique E (classe énergétique A) alors qu’actuellement la classe énergétique est au niveau F. Le déménagement est prévu pour mai 2023, il nous reste donc un an pour tout préparer. »

Une profonde métamorphose

Il est clair que la maison va subir une profonde métamorphose dans les mois à venir.

L’avant restera dédié au garage et au hall d’entrée mais, derrière la façade, quasiment tous les murs intérieurs du rez-de-chaussée disparaîtront. « L’idée est de créer un espace totalement ouvert jusqu’au jardin », poursuivent David et Albert. « Derrière le garage, nous installerons la cuisine ouverte qui communiquera directement avec la salle à manger. Celle-ci donnera sur le salon qui, lui, s’ouvrira sur le jardin. »

« Pour avoir suffisamment de lumière naturelle dans la cuisine et le salon, nous conserverons un seul niveau de construction, ce qui permettra d’installer deux grandes coupoles dans le toit plat. Une première toilette est prévue sous l’escalier du couloir qui mène au premier étage. Au premier, la partie la plus large, à l’avant, accueillera une grande chambre, un dressing et une pièce de loisirs. La partie plus étroite, à l’arrière, est destinée à une deuxième toilette, une première salle de bains et un local technique/de stockage où trouveront place la machine à laver et le sèche-linge. Enfin au deuxième étage, nous aménagerons un bureau, deux chambres et une seconde salle de bains. »

La démolition intelligente paye

David et Albert sont d’assez bons bricoleurs et, pour limiter les coûts, réaliseront eux-mêmes la plus grande partie des travaux. En principe, ils ne feront appel à des entrepreneurs que pour la pose de poutrelles, la finition de la façade avant et l’isolation par l’extérieur de la façade arrière.

« Après avoir mené à bien plusieurs projets de rénovation, nous possédons suffisamment d’expérience », affirment-ils. « Nous avons lancé les travaux préparatoires et de démolition fin décembre dernier. La vétusté des lieux nous a contraints à tout mettre nu pour ne conserver que la structure porteuse. Nous avons été très méthodiques, travaillant par étapes et en triant les matériaux autant que possible : le bois pour commencer, puis les gravats de pierre, le métal et ainsi de suite. Dans l’esprit de nombreuses personnes, la durabilité ne concerne que la bonne gestion de l’énergie mais, si on cherche à réduire son empreinte écologique, une gestion intelligente des déchets est tout aussi importante. En outre, elle est financièrement intéressante. Les métaux, fer ou cuivre (songez aux tuyaux d’évacuation en cuivre) que l’on trouve parfois en quantité dans de vieilles maisons comme celle-ci, ont rapporté près de 2.000 euros. Et nous avons aussi récupéré des briques pour les travaux de maçonnerie que nous devrons réaliser. Au propre comme au figuré, la démolition intelligente paye ! »

Sept jours sur sept

En attendant l’intervention d’un premier entrepreneur chargé de remettre les ouvertures de fenêtres aux dimensions d’origine, David et Albert continuent les travaux préparatoires à la reconstruction.

Depuis le début de l’année, Albert travaille à quatre cinquièmes temps pour pouvoir se consacrer davantage aux travaux. David continue à travailler à plein temps, mais prend régulièrement quelques jours de congé d’affilée. « Bref, si on cumule le travail au bureau et les travaux dans la maison, nous sommes sur le pont sept jours sur sept », s’amusent-ils.

« Les trois prochains mois seront principalement consacrés au gros œuvre. En septembre, une fois les nouvelles fenêtres et le toit terminés, nous pourrons attaquer les finitions intérieures, pendant que les entrepreneurs travailleront sur les façades. Jusqu’ici, tant sur le plan du timing que sur celui du budget, nous respectons les prévisions. Notre budget rénovation est de 200.000 euros et, fort heureusement, nous n’avons pas encore eu à supporter de coûts supplémentaires importants. C’est évidemment très positif. Nous sommes ravis de ce bon démarrage. »

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