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Une unité de soins modulaire comme alternative à la maison de retraite ?

Depuis l'émergence de l’épidémie de Covid dans notre pays, la réputation des centres de soins résidentiels est mise à mal. De plus en plus de personnes âgées souhaitent continuer à vivre dans leur environnement familier, près de leur famille ou avec l'aide de leurs proches. L'entreprise anversoise Hahbo a dès lors trouvé une alternative abordable. « Notre unité résidentielle modulaire CANGO est entièrement équipée comme une maison de retraite, avec des installations adaptables en fonction de l'âge », explique Benoît Somers, directeur de Hahbo, au site de construction Livios.

CANGO est un module résidentiel que vous pouvez placer dans votre jardin en tant que logement de soins, et qui est spécialement conçu pour les personnes qui perdront leur autonomie à l’avenir. Les personnes de plus de 65 ans peuvent ainsi garder leur autonomie et vivre confortablement, tout en bénéficiant de la chaleur familiale. Le nom de ce module résidentiel tire d’une part son origine de l'anglais "can go" qui fait référence à sa mobilité et d'autre part du mot "kangourou" qui souligne également la sécurité d'une maison kangourou. « Les personnes âgées veulent vivre près de leur famille non seulement pour des raisons purement pratiques, mais surtout pour le soutien émotionnel et psychologique qu'elle leur apporte », explique Benoît Somers.

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CANGO est un module résidentiel que vous pouvez placer dans votre jardin en tant que logement de soins.


© Hahbo  

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« CANGO est entièrement équipée comme une maison de retraite, avec des installations adaptables en fonction de l'âge », explique Benoît Somers.


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La maison CANGO a été conçue en collaboration avec l'architecte Axel Enthoven.


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Assez d’espace avec l'intimité nécessaire

Toutes les installations d'un logement complet mais compact sont disponibles sur une surface de 40 à 45 m². La maison CANGO a été conçue en collaboration avec l'architecte Axel Enthoven. « Avec l’âge, l’intimité devient très importante. C'est pourquoi l'unité dispose de trois grandes pièces que vous pouvez parfaitement fermer pour les isoler les unes des autres : un salon avec cuisine, une chambre et une salle de bains. Les pièces sont également assez grandes par rapport à une chambre standard dans une maison de repos. De cette façon, vous avez la possibilité de vous déplacer partout avec un fauteuil roulant », explique Axel Enthoven.

Une maison agréable sans stigmatiser

Pour le designer, il était avant tout important de créer une maison agréable qui ne stigmatise pas. « Nous essayons de proposer des solutions qui ne sont pas visibles, mais qui ont un impact positif sur le confort des résidents », explique Axel Enthoven. « Il y a, par exemple, de la luminothérapie. Lorsque vous vous endormez, votre chambre est baignée d'une lumière rougeâtre pour un effet apaisant. Le matin, vous vous réveillez avec une lumière plutôt bleue qui vous donne de l'énergie. Grâce à cela, vous recevez un soutien psychologique sans le vivre directement comme une aide ».

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L'unité dispose de trois grandes pièces que vous pouvez parfaitement fermer : un salon avec cuisine, une chambre et une salle de bains.


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Il existe également un éclairage de secours et des détecteurs de mouvement qui allument automatiquement les lumières.


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Dans la cuisine, une marche a été incorporée dans le placard afin que les étagères du haut soient accessibles.


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Focus sur la mobilité et la sécurité

Les inventeurs se sont principalement concentrés sur la sécurité. « Une maison CANGO est aménagée de manière ordonnée et logique, de sorte que même les personnes souffrant de troubles mentaux puissent bien s'orienter. De plain-pied, l'unité est accessible aux fauteuils roulants. Même la douche est facilement accessible : il n’y a pas de marches et elle est suffisamment grande pour pouvoir y entrer avec un fauteuil roulant ou une aide soignante. Il existe également un éclairage de secours et des détecteurs de mouvement qui allument automatiquement les lumières. Il y a aussi un bouton de panique qui vous permet d'avertir vos proches en cas de problème », explique Benoît Somers. « Grâce à une rampe présente sur toute la longueur de la maison, sur laquelle on peut s’appuyer, les résidents n'ont pas besoin d'utiliser un déambulateur. Et le revêtement de sol est souple afin de limiter le risque de chute des résidents ».

Entièrement adaptable

Ce logement de soins est entièrement adaptable en fonction de l'âge. « Lorsque vous vieillissez, votre maison doit elle aussi évoluer. Nous avons réfléchi à des solutions idéales qui peuvent s’adapter en fonction de vos besoins. Vous perdez petit à petit votre mobilité ? Vous pouvez alors utiliser un déambulateur ou un fauteuil roulant. Votre vue diminue-t-elle ? Dans ce cas, le logement possède un éclairage spécifique que vous pouvez prolonger », explique Alex Enthoven. « A partir d'un certain âge, il est préférable de ne plus grimper sur des tabourets ou des escabeaux. C'est pourquoi toutes les étagères et les armoires sont accessibles grâce à un système de traction. Dans la cuisine, une marche a été incorporée dans le placard afin que les étagères du haut soient accessibles et que vous puissiez en même temps vous tenir debout dans une position stable ».

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Grâce à une rampe présente sur toute la longueur de la maison, sur laquelle on peut s’appuyer, les résidents n'ont pas besoin d'utiliser un déambulateur.


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La douche est facilement accessible : il n’y a pas de marches et elle est suffisamment grande pour pouvoir y entrer avec un fauteuil roulant.


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Toutes les étagères et les armoires sont accessibles grâce à un système de traction.


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Efficacité énergétique et durabilité

La maison CANGO est conçue avec des matériaux durables et équipée de technologies modernes. « Nous avons utilisé une combinaison de bois, d'acier et d'aluminium, tant pour la structure que pour la finition. Pour l'isolation, nous avons choisi la cellulose car c'est un matériau écologique et durable », explique Benoît Somers. « En outre, nous utilisons des technologies modernes pour le chauffage et le refroidissement, puisqu’on a intégré une pompe à chaleur, un système de ventilation et un vitrage à contrôle solaire. L'unité peut également être équipée de panneaux solaires pour en faire une maison énergétiquement neutre ».

Conception circulaire

Une grande attention a également été accordée à la circularité. « Tous les matériaux que nous utilisons sont réutilisables et donc recyclables. De cette façon, vous obtenez un bâtiment complètement circulaire », explique Benoît Somers. En outre, l'unité peut remplir un tout autre objectif, avec un aménagement intérieur totalement différent. « Aujourd'hui, elle peut servir de logement de soins, mais demain, vous pourriez l'utiliser comme chambre d’adolescent, bureau à domicile, salle de loisirs ou même maison de vacances. Il est également parfaitement possible de déplacer le module et de l'utiliser ailleurs comme logement de soins. L'unité est mobile et ne doit pas rester au même endroit en permanence. Vous pouvez toujours la vendre et lui donner une nouvelle utilité ».

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Le prix d’un module résidentiel standard de 40 à 45 m² commence à 60 000 euros.


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L’installation en elle-même ne prend qu'une journée. L'unité quitte l'usine prête à l’emploi et est immédiatement installée dans le jardin.


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Une solution rapide

Les centres de soins résidentiels ont souvent de longues listes d'attente, contrairement à cette maison CANGO. « Actuellement, il faut compter une dizaine de semaines entre la commande et l’installation de la maison », explique Benoît Somers. « L’installation en elle-même ne prend qu'une journée. L'unité quitte l'usine prête à l’emploi et est immédiatement installée dans le jardin. On prévoit au préalable une fondation sur laquelle placer l'unité à l'aide d'une grande grue. Dernière étape : la maison est connectée aux différents services publics de distribution. En principe, l'unité est installée le matin, de sorte que vous pouvez y dormir le soir ».

Abordable 

Sur le plan financier, tout le monde n’a pas les moyens de déménager dans un centre de soins résidentiel. Vivre dans une maison de retraite peut rapidement coûter 1 700 euros par mois, voire plus. Cela signifie que les frais peuvent s'élever jusqu’à 21 000 - 25 000 euros par an. « Le prix d’un module résidentiel standard de 40 à 45 m² commence à 60 000 euros. Vous voulez qu'il soit entièrement parachevé ? C’est possible, mais à partir de 80 000 euros », explique Benoît Somers. « Le prix peut grimper jusqu'à 120 000 euros selon les technologies et options que vous souhaitez ajouter. »

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