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Le Wallon a l'esprit campagnard

Alors que les problèmes de circulation sont de plus en plus importants sur nos autoroutes, on pourrait croire que les gens veulent se rapprocher de leur lieu de travail, voire intégrer les villes où se trouvent leurs sociétés. Et pourtant…

Chaque année, un peu plus de personnes quittent les villes pour rejoindre les campagnes.

Photo Thomas & Piron Rénovation
  

Toutefois, les terrains à bâtir ne sont pas extensibles à l’infini. Il faut donc repenser sa façon de se loger.

Photo Thomas & Piron Rénovation
  

Durant 20 ans, entre 1994 et 2014, les chercheurs de l’IWEPS, l’Institut Wallon de l’Evaluation, la Prospective et les Statistiques ont tenté de déterminer quels étaient les mouvements migratoires sur la Région. Leurs conclusions sont sans appel : chaque année, un peu plus de personnes quittent les villes pour rejoindre les campagnes.

Toutes les communes gagnantes

Il apparaît clairement que les communes wallonnes, pour leur écrasante majorité, ont gagné en population. Ce sont les territoires proches du Grand-duché de Luxembourg qui voient cette évolution se marquer.

L’explication viendrait d’une augmentation du nombre de transfrontalier allant travailler quotidiennement au Luxembourg. La Wallonie a ainsi gagné 272.000 habitants. Un chiffre qui entraîne quelques difficultés.

Les embouteillages habituellement réservés aux plus grandes villes gagnent nos campagnes. Idem pour les problèmes de place dans les écoles et les crèches. Mais ces soucis ont également un pendant positif : les revenus des communes augmentent, permettant ainsi des investissements dans les infrastructures locales.

47 % d’immigration

Lorsque l’on s’intéresse aux raisons de cette augmentation, les chiffres sont assez clairs. 47 % des 272.000 habitants sont des personnes en provenance d’autres pays. 27 % sont des Bruxellois ayant opté pour une maison à la campagne et 11 % concernent des Flamands séduits par le sud du pays. Enfin, 14 % sont la résultante de naissances dans des familles déjà installées en Wallonie.

Des conséquences immobilières

Bien évidemment, si le flux migratoire des villes vers les campagnes s’est fait sur vingt ans, permettant à tout le monde de s’organiser en conséquence, il est évident que ceux-ci auront des conséquences immobilières.

Les terrains à bâtir ne sont pas extensibles à l’infini. Il faut donc repenser sa façon de se loger, la tendance aux habitats plus petits, mais mieux équipés étant ici symboliques. Cela explique aussi la lente progression des coûts du logement.

Enfin, les ventes et achats de maisons ne manqueront certainement pas d’entraîner des travaux de rénovation.

Source : Sud Presse 


https://www.livios.be/fr/info-construction/guide-du-logement/vendre/demenager/39891/le-wallon-a-lesprit-campagnard/