Installation électrique non conforme : les 5 erreurs classiques

Vous ne comprenez rien au rejet de votre installation électrique ? Vous n’êtes certainement pas le seul. Toutefois, une bonne compréhension de ce document est importante pour estimer l’étendue des travaux et leurs coûts. Ensemble avec Bart Stroobants de chez OCB, organisme de certification, nous examinons les cinq principales erreurs, comment les résoudre et à quel prix.

Une inspection ? Quelle inspection ?

Lors de la vente d’une maison, une inspection électrique est obligatoire si l’installation date d’avant le 1er octobre 1981. En tant qu’acheteur, vous saurez ainsi où vous en êtes : si l’installation est sûre et si vous avez encore des frais pour la mettre en conformité.

« Demandez le rapport au préalable »

« Le diable est toutefois dans les détails » prévient Bart Stroobants. « Le vendeur ne doit pas remettre le rapport d’inspection à l’acheteur tant que l’acte n’a pas été signé. Pour ce dernier, il est alors déjà trop tard. Raison pour laquelle je recommande que tout acheteur demande le rapport d’inspection avant de signer. À moins que vous n’ayez établi dans le compromis de vente que si l’installation n’est pas conforme, la vente ne se fera pas. »

Stroobants estime pourtant que, aujourd’hui, il y a plus de transparence qu’auparavant. « Les agents immobiliers ou les notaires mettent souvent le rapport à disposition au préalable. Les acheteurs eux-mêmes sont déjà mieux informés. »

C’est le moment de se mettre au travail. Bart Stroobants souligne les cinq principales erreurs dans les installations dites non conformes.

Erreur n°1 : ne pas avoir de schéma unifilaire

Diagnostic : « Il est à noter que celui-ci doit exister, comme indiqué dans le règlement général qui régit les installations électriques (RGIE). Il s’agit d’un schéma unifilaire (qui ne montre que l’installation électrique, ndlr) et du schéma de situation (le plan de l’habitation montrant tous les points électriques, ndlr). Sans ces schémas, vous ne savez pas quel circuit couper en cas de problème. »

Solution : « Vous pouvez et êtes capable d’établir le schéma unifilaire vous-même. Si cela n’est pas possible, vous pouvez faire appel à un électricien. »

Coûts : « Ces schémas n’impliquent pas de coûts matériels, mais ce n’est pas une tâche évidente pour un profane. Selon la taille de l’installation, les recherches sont plus ou moins nombreuses. Si vous faites appel à un professionnel, vous devrez compter avec des heures supplémentaires. »

"Sans les schémas unifilaire et de situation, vous ne savez pas quel circuit couper en cas de problème."

Erreur n°2 : les manquements en isolation

Diagnostic : « Avec ce type d’erreur, un faible courant électrique circule du conducteur à la terre, par exemple en raison de conducteurs électriques mal isolés, de l’humidité… Cela peut constituer un défaut grave entraînant un risque d’incendie ou un choc électrique. »

Solution : « Il faut parfois faire de longues recherches pour trouver la source du problème ou pour souligner les erreurs. Pour cela, vous avez besoin d’un multimètre spécifique à l’isolation. Celui-ci génère une tension test de 500 volts. Cela n’est pas possible avec un multimètre ordinaire. Les tuyaux doivent aussi être déconnectés des interrupteurs, des prises et des points d’éclairage. »

Coûts : « Ceux-ci peuvent considérablement varier. S’agit-il d’un défaut isolé à un éclairage extérieur dû à l’humidité ou existe-t-il différents défauts répartis un peu partout sur les circuits ? Dans le premier cas, le coût est limité, mais dans le second, cela peut représenter un sérieux revers financier. »

Erreur n°3 : oublier d'installer un différentiel

Diagnostic : « Un disjoncteur ou un raccord à la terre permet à l’installation d’être déconnectée en cas de perte ou de fuite de courant. C’est un élément critique en termes de sécurité pour une installation. »

Solution : « Un différentiel doit être installé au début de l’installation électrique. »

Coûts : « Il est négligeable. Un différentiel s’installe aisément et est disponible aux alentours de 100 euros. »

Erreur n°4 : erreur de continuité avec la mise à la terre

Diagnostic: « Certaines prises terre ne sont pas réellement connectées à la mise à la terre. Il existe une exception pour les parties de l’installation électrique datant d’avant le 1er octobre 1981. Les prises non mises à la terre peuvent alors être laissées telles quelles si leur alimentation ne contient pas de conducteur de protection. Elles ne peuvent alors pas contenir de broche de mise à la terre. »

« Cette exception ne s’applique pas aux appareils de classe 1. Il s’agit d’appareils qui nécessitent une mise à la terre, tels que les machines à laver et lave-vaisselle, le séchoir, le four à micro-ondes… Ici, des conducteurs de protection peuvent être présents, mais ils sont alors interrompus en un endroit. »

Solution : « Pour les installations postérieures au 30 septembre 1981, chaque prise doit être équipée d’une prise de terre. Il en va de même pour les parties du système d’avant le 1er octobre 1981 qui sont utilisées pour alimenter un appareil de classe 1. »

Coûts : « Plus il y a de prises, plus les coûts seront élevés. Cette erreur peut être très coûteuse. De nouveaux conducteurs (contenant un conducteur de protection PE) peuvent être ajoutés pour connecter des broches de mise à la terre. Cela nécessite souvent des travaux de démolition. »

Erreur n°5 : prises et interrupteurs mal installés dans les murs en bois

Diagnostic : « Prises et interrupteurs doivent être encastrés dans les murs en bois à l’aide d’un dispositif conçu à cet effet. Si ce n’est pas le cas, l’installation électrique n’est pas sûre. »

Solution : « Il faut démonter toutes les prises et interrupteurs et les réinstaller correctement. C’est un travail précis qui demande beaucoup de temps. »

Coûts : « Cela dépend du nombre de prises et d’interrupteurs mal installés. Le coût des matériaux est ici négligeable. »

Une erreur d'isolation sera la plus onéreuse

Que faire si votre installation électrique a été déclarée non conforme ? La déception est-elle insurmontable ? « Il est surtout important de savoir où vous en êtes » explique Stroobants. « Raison pour laquelle vous devez demander immédiatement un rapport d’inspection. La plupart des problèmes ne sont pas insurmontables. Je ne m’inquiéterais que dans le cas de défauts d’isolation. C’est le facteur le plus incertain. Selon la nature et la localisation de l’erreur, celle-ci peut être de loin la plus coûteuse. »

« Mettez les choses directement en ordre »

Une installation non conforme doit être mise en ordre dans un délai de dix-huit mois après sa signification. Sauf stipulation contraire dans l’acte de vente, cela se fait aux frais de l’acheteur. Mais n’attendez pas, insiste Stroobants. « Faites-le immédiatement. Des vies humaines sont en jeu. D’autant plus en cas de défaut d’isolation ou d’absence de disjoncteur, car les risques d’incendie et d’électrocution sont réels. En outre, en cas d’incident, votre assureur peut bloquer le dossier parce que vous n’aurez rien fait pour régulariser l’installation » conclut Bart Stroobants.

Produits

Interrupteurs KNX de Zennio et EAE

Vecolux bvba

Interrupteurs KNX de Zennio et EAE

Une prise de courant pour chaque environnement

Niko nv

Une prise de courant pour chaque environnement

Vous voulez installer vous-même votre électricité?

Easykit

Vous voulez installer vous-même votre électricité?

Les solutions multimédia et bureau

Legrand

Les solutions multimédia et bureau

L'électricité/domotique Brainbox : simple à comprendre, simple à installer !

Brainbox®

L'électricité/domotique Brainbox : simple à comprendre, simple à installer !

Connaissez-vous la directive d'écoconception?

Mitsubishi Electric Europe

Connaissez-vous la directive d'écoconception?