Nous allons passer au gaz riche

Aussi surprenant que cela puisse paraître, le gaz connaît des qualités différentes et on le classe généralement en gaz et gaz riche. Tout aussi surprenant, une majorité de Belges utilisaient jusqu’à maintenant du gaz pauvre. État des lieux…

La bonne nouvelle, c’est que nous ne payerons pas une facture de gaz plus élevée pour autant. La mauvaise nouvelle, elle est pour les gens qui possèdent des appareils fonctionnant au gaz et datant d’avant 1978. En effet, ces appareils ne sont pas du tout adaptés à la consommation de gaz riche.

Photo: Primagaz Belgium S.A.  

Si les essences de bois ne brûlent pas de la même façon et ne diffusent donc pas la même chaleur, il en va de même pour le gaz qui se trouve sous différentes formes sur le marché. Et force est de constater que de nombreux Belges utilisent du gaz pauvre dans leur consommation quotidienne. La raison : nous sommes essentiellement fournis par un gisement se trouvant aux Pays-Bs, à Groningue, et celui-ci est un gisement de gaz pauvre. Mais ce gisement sera complètement à sec en 2030, imposant à la Belgique de se tourner vers d’autres fournisseurs, notamment la Grande-Bretagne, le Qatar, la Norvège ou la Russie. 

Une augmentation de la facture ? 

La bonne nouvelle, c’est que nous ne payerons pas une facture de gaz plus élevée pour autant. En effet, le système veut que nous soyons facturés sur base du volume de gaz brûlé. C’est donc l’énergie fournie qui est à payer. Du coup, que ce soit du gaz riche ou du gaz pauvre, vous payerez exactement la même chose. En outre, les mises à jour des réseaux de distribution sont déjà prévues dans les différents plans d’investissement des fournisseurs de gaz. Leur financement a déjà été lissé sur les factures présentes et à venir. Vous ne devriez donc pas en subir les conséquences. 

Des frais malgré tout

La mauvaise nouvelle, elle est pour les gens qui possèdent des appareils fonctionnant au gaz et datant d’avant 1978. En effet, ces appareils ne sont pas du tout adaptés à la consommation de gaz riche. Il faudra donc penser à changer sa chaudière, voire sa gazinière pour ne pas la voir littéralement mourir à court terme. 

La bonne nouvelle est que la transition va se faire lentement, de 2018 à 2029. Chaque été, un certain nombre de consommateurs passeront du gaz pauvre au gaz riche. Vous voulez savoir où vous vous trouvez dans la file d’attente ? rendez-vous sur www.legazchange.be. Il suffit ensuite d’introduire votre code postal… 

Source : La Dernière Heure