Toute personne voulant rénover joue en permanence les équilibristes entre préservation et remplacement. À Malines, un bungalow des sixties a subi une rénovation bien pensée, basée sur le respect de l’architecture existante, un réaménagement astucieux et un budget réaliste. Coomans Jacobs Architects a encadré ce parcours et montre que des interventions ciblées ont souvent plus à offrir que des rénovations majeures.
Nécessité d’une mise à niveau
Le bungalow était structurellement en bon état mais il avait besoin d’une sérieuse mise à niveau. L’isolation, les fenêtres et les techniques étaient dépassées et le logement avait été conçu à l’origine pour une petite famille. « Avec trois enfants, ils se sont rapidement heurtés à des limites pratiques », relate Jacobs. Pourtant, la surface habitable n’a pas été touchée.
Réaménagement de l’espace de vie
« Nous avons cherché un moyen de remplir les espaces différemment et nous avons repensé la circulation. Nous avons donc fait disparaître le mur d’origine de la cuisine et nous avons déplacé l’accès à l’espace de vie. Nous avons démoli l’imposante cheminée en briques qui trônait au centre du logement mais nous avons récupéré les pierres. Il en est résulté une zone habitable plus grande et plus ouverte, en connexion avec le jardin. »
L’imposante cheminée en briques qui trônait au centre du logement a disparu. Grâce à cette intervention, la maison est devenue beaucoup plus lisible.
Un coin de nuit avec une salle d’eau supplémentaire
Le coin de nuit, un demi-étage plus haut, a bénéficié d’une salle de bains plus grande. « Le palier existant était beaucoup trop grand. Nous l’avons donc transformé en zone intermédiaire avec un grand lavabo, séparée de la salle d’eau. Ainsi, tout le monde peut utiliser la salle de bain en même temps le matin, sans se gêner », explique Jacobs. La salle de bains elle-même est devenue une pièce séparée, fermée par une porte en verre cathédrale.
Respect du concept d’origine
Ce qui est frappant dans ce projet, c’est ce qui n’a pas été adapté. Ainsi, la façade et les ouvertures originales des fenêtres sont restées intactes. « L’architecte original a particulièrement bien conçu ce bungalow, et de manière parfaitement logique. Nous ne voulions absolument pas y toucher. Les fenêtres sont positionnées de telle sorte que le soleil puisse pénétrer toute la journée. C’est le genre de qualités qu’il faut conserver. » La menuiserie existante a été remplacée par des fenêtres de qualité en aluminium.
Interventions énergétiques
Le toit plat a également été remis au goût du jour avec une nouvelle isolation, une couverture en EPDM et des panneaux solaires. « Les interventions sur le plan énergétique ont été ciblées mais elles sont restées dans la logique du bâtiment. Une pompe à chaleur et un chauffage par le sol étaient techniquement possibles mais ces solutions n’étaient pas logiques en termes de budget », déclare Jacobs. « Pour mettre en place le chauffage par le sol, nous aurions dû casser toute la structure du plancher. Nous avons choisi de couler un plancher au-dessus du carrelage existant. »
Une rénovation respectueuse de la période de construction
Lors de rénovations, le bureau d’architectes Cooman Jacobs se laisse fortement guider par le bâtiment et la période pendant laquelle il a été construit. « Les habitations des années 60 demandent des interventions différentes de celles des années 40 ou 80. Même si à première vue un bâtiment n’a pas l’air spécial, il y a toujours une logique spatiale dans laquelle vous pouvez continuer de construire. »
Rôle du sur-mesure
Dans ce bungalow, c’est surtout le travail sur mesure, qui fait subtilement référence à l’année de construction d’origine, qui constitue une valeur ajoutée sur le plan esthétique. En ce qui concerne la palette de couleurs, l’architecte s’est basé sur la brique brun-rouge existante. Cette couleur chaleureuse se reflète dans le mobilier de bureau, la cuisine et les meubles de salle de bains en placage de sapelli rouge-brun.
Le travail sur mesure a joué un rôle essentiel dans cette rénovation. « Une grande partie du budget y a été consacrée. Mais le toit et les nouvelles fenêtres en aluminium noir fin ont été les plus gros postes de dépense. Une plus petite partie du budget est allée aux chambres et à certaines finitions. Entre autres, nous avons choisi de conserver les radiateurs existants dans les chambres. Pourquoi jeter quelque chose qui fonctionne encore à la perfection ? »
Un budget rénovation de 200.000 euros
Le budget rénovation de ce projet s’élevait à 200.000 euros, hors honoraires et TVA. « Aujourd’hui, c’est vraiment un minimum pour une rénovation complète », explique Jacobs. « De nombreuses personnes sous-estiment ce point. Même pour rénover un appartement, il faut compter au moins 90.000 euros. »
« Pour donner aux constructeurs une idée réaliste des coûts, nous commençons toujours par une étude de faisabilité et une estimation claire avant de démarrer la conception. Ainsi, vous pouvez examiner avec les rénovateurs les postes qui sont réalisables et décider au préalable des éléments à rénover. »
Principal conseil de budget en cas de rénovation
« Réfléchissez bien à l’avance. Déterminez ce qui est vraiment important et ce pourquoi vous voulez dépenser votre argent. Ne vous laissez pas convaincre de cocher toutes les cases sur le plan énergétique si certaines mesures ne conviennent pas à votre logement ou à votre budget. Avec des mesures de base comme l’isolation du toit et de bonnes fenêtres, vous pouvez déjà en faire beaucoup », conclut Jacobs.
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