Finitions en cours, Gerdine : « Ma tiny house est étonnamment spacieuse »

Dans la commune de Diepenveen aux Pays-Bas, Gerdine entame les toutes dernières finitions de sa tiny house. Un premier article avait déjà été consacré à son cheminement et nous avions présenté l’année dernière la construction de sa charpente en bois. Aujourd’hui, l’intérieur est quasiment terminé. Et le résultat est impressionnant. « Je suis particulièrement ravie de la cuisine », dit Gerdine. « Pour une tiny house, c’est vraiment spacieux avec beaucoup d’espaces de rangement. J’en suis moi-même étonnée ! »

Tiroirs solides

La cuisine surélevée offre un espace pour glisser le lit. « J’ai fabriqué moi-même les meubles de cuisine avec du bois restant de la construction et du bois récupéré. Le plan de travail est parfaitement à ma hauteur » Les tiroirs ont également été fabriqués par Gerdine, même s’ils se sont avérés plus compliqué à réaliser.

« Les tiroirs m’ont donné du fil à retordre. Mais finalement, ma patience a payé. Ils sont très solides », dit Gerdine en riant. Pour le plan de travail, elle a assemblé plusieurs pièces en bois Douglas. « Ce bois apporte un rebord naturel et incurvé. J’en suis très contente, ainsi que du choix de la couleur. C’est très personnel bien sûr. Dans l’ensemble, la cuisine a été un projet vraiment amusant et réussi. »

Revêtement en polyester pour la salle de bain

Gerdine s’occupe en ce moment des dernières finitions dans la salle de bain. « Une tiny house supporte un poids important, des parois solides sont donc cruciales. C’est pourquoi j’ai opté pour un revêtement en résine polyester. C’est le produit que j’utilise pour les parties humides. C’est abordable, facile à traiter et léger. Et aussi très facile à appliquer soi-même. En cas de fissure après le transport, c’est tout à fait réparable avec l’application d’une nouvelle couche. »

Gerdine a également fabriqué ses propres meubles de salle de bain. « Côté douche, j’ai fabriqué un plateau pour poser mes affaires. De l’autre côté se trouve la toilette à compost et un placard sur mesure pour le linge sale. J’ai prévu aussi des placards pour les serviettes et les produits. La toilette se situe dans un espace étroit entre un placard et la fenêtre. C’est pourquoi j’ai créé une niche sur le côté droit pour une sensation un peu plus spacieuse. » Plusieurs plantes agrémentent aussi le mur.

Canapé / lit d’invité / espace de stockage

Au-dessus du lit rétractable se trouve un mur de séparation entre le salon et la cuisine. « J’ai fabriqué une table pliante et deux bancs rabattables. Je peux donc m’asseoir à une table pour manger. Le canapé dans le salon est également fait de bois récupéré et d’étagères murales. Il est à un endroit fixe et suffisamment grand pour un matelas une personne. Il sert donc à la fois de canapé et de lit d’invité. Et en dessous, on y retrouve un grand espace de rangement. »

Touche ludique

La teinte verte du sol dans le salon fait définitivement toute la différence. « J’ai délibérément opté pour une nuance soutenue. Les murs sont en planches de bois récupérées que j’ai poncées. Ils apportent une atmosphère rustique, s’associent bien au vert du sol et donnent au salon une touche ludique ». Les spots orientables au plafond et les moulures apportent la touche finale parfaite.

Autosuffisance

En démarrant son projet de tiny house, Gerdine voulait sortir des sentiers battus. Aujourd’hui, son but reste identique. « Un entrepreneur va venir poser un local technique au dos de la maison, pour le raccord à l’eau et l’électricité ainsi qu’un geyser pour l’eau chaude. Le système de filtration des eaux de pluie, les batteries, l’onduleur pour les panneaux solaires seront accessibles dans un coffret technique sous la salle de bain. Côté chauffage, j’ai opté pour un petit poêle à bois. »

Neuf et ancien associés

Après deux ans de travaux, la tiny house de Gerdine est quasiment terminée. « Je ne m’étais pas fixé de délai précis. Rien n’est jamais vraiment prévisible. Et plus vous planifiez, plus vous devenez dépendant des autres et plus les choses peuvent mal tourner. C’est pourquoi j’ai réalisé le maximum par moi-même et n’ai fait appel à des pros que pour les travaux qui me dépassaient, comme la pose des menuiseries. Je suis vraiment agréablement surprise de tout ce que j’ai pu faire seule. Je suis aussi très contente d’avoir donné une seconde vie à certains matériaux récupérés. Cette combinaison du neuf et de l’ancien rend ma tiny house unique. »

+/- 25 000 euros

En termes de budget, Gerdine estime le budget total à 25 000 euros. « J’ai eu beaucoup de chance de commencer avant la forte hausse des prix du bois. J’en suis aujourd’hui à environ 20 000 euros, sans compter les coûts pour les panneaux solaires et le poêle à bois. J’ai donc construit ma propre maison sans prêt, et sans vraiment savoir si je parviendrais à tout faire moi-même. Si vous rêvez d’une tiny house, alors foncez. Si vous rassemblez toutes les informations et avez les bons outils, alors vous pouvez faire beaucoup plus que vous ne le pensez. Faire appel à un entrepreneur n’est pas obligatoire mais vous aurez besoin d’une bonne dose de réflexion technique et de courage ! »

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