Une habitation de 350 000 euros vous coûte aujourd’hui près de 60 000 euros rien qu’en TVA. « Inabordable », affirme le secteur de la construction. Mais que se passerait-il si cette facture baissait soudain de plusieurs dizaines de milliers d’euros ? Chez Livios, nous calculons concrètement ce que signifie une baisse de la TVA à 6 % en 2026 pour vos projets de construction.
Logement inaccessible à cause de la TVA
Actuellement, pour une nouvelle construction, vous payez 21 % de TVA sur le coût de construction et 12 % de droits d’enregistrement. Pour une habitation de 350 000 euros, cela représente près de 60 000 euros. Selon le secteur de la construction, Selon Embuild, le CIB, la Bouwunie et UPSI, construire ou acheter reste ainsi irréalisable. C’est pourquoi ils plaident pour une réduction uniforme de la TVA, applicable à l’achat ou à la construction de l’unique résidence principale, ainsi qu’aux habitations louées pendant au moins quinze ans à une personne physique.
« Une baisse de TVA permet facilement d’économiser des dizaines de milliers d’euros sur la facture finale. De cette manière, on rend la construction plus accessible », explique Twain De Hondt, directeur du service d’études de la Bouwunie.
Que peut signifier un taux de TVA réduit ?
Supposons que vous construisiez une habitation avec une valeur de construction (hors terrain) de 250 000 euros. Quel est l’impact de la réduction de la TVA sur votre facture finale ?
- Situation actuelle (TVA de 21 %) : 250 000 euros + 52 500 euros de TVA = 302 500 euros
- Nouvelle situation (TVA de 6 %) : 250 000 euros + 15 000 euros de TVA = 265 000 euros
- Votre avantage : 37 500 euros
Avec ce montant, vous pouvez par exemple financer entièrement votre cuisine et votre salle de bains.
TVA réduite : un souffle pour le marché locatif
Si la TVA est réduite, la pression sur le marché locatif diminuera également. En effet, de plus en plus de couples, de célibataires et de familles s’y tournent ces derniers temps, car l’achat est devenu trop coûteux. Actuellement, la demande est plus importante que l’offre. Selon les chiffres récents de l’organisation immobilière CIB, il peut y avoir jusqu’à 70 candidats pour une même habitation. De plus, les locataires restent plus longtemps dans leur logement qu’auparavant.
Permis d’urbanisme au plus bas depuis 28 ans
Les conséquences sur le marché actuel du logement et de la location se font sentir. Les ménages continuent à vivre dans des habitations trop petites ou mal isolées et, de plus en plus, renoncent à leur rêve de devenir propriétaires. Entre-temps, le nombre de permis d’urbanisme est tombé à son niveau le plus bas depuis 1998, avec 25 % de permis en moins par rapport à la moyenne des dix dernières années. Cela risque d’aggraver encore la pénurie de logements.
Besoin de plus d’habitations à cause de la croissance démographique
« À cela s’ajoute que d’ici 2050, il faudra également 900 000 habitations supplémentaires. Ceci est la conséquence de la croissance démographique : dans 25 ans, la population aura augmenté de 800 000 habitants. De plus, il y a davantage de célibataires, de familles monoparentales et de personnes âgées qui vivent plus longtemps de façon autonome, ainsi qu’une augmentation structurelle de la demande de résidences secondaires », explique Niko Demeester d’Embuild. C’est pourquoi le secteur demande au gouvernement fédéral de prendre rapidement des mesures en ce sens.

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