Notre rédaction suit de près l’actualité de la construction et de l’habitat. Grâce à notre expertise, nous vous accompagnons pour prendre des décisions éclairées concernant votre maison ou vos projets de rénovation.
Difficile d'imaginer que derrière la façade traditionnelle de cette maison de maître bruxelloise des années 1920, se cache un projet à l'allure esthétique soignée. Les architectes du bureau Arcanne ont transformé l'habitation en deux logements qui intègrent les normes de confort actuelles dans une architecture contemporaine. Visite du duplex inférieur.
L’appartement en duplex occupe le demi sous-sol et le bel étage. La façade arrière, largement remodelée, combine un bardage en bois (nouvelle extension) et un crépi sur isolant (façades existantes).
L’espace de vie, surélevé par rapport au jardin, est relié à celui-ci par un escalier métallique dont la légèreté et la transparence laissent la priorité visuelle à l’élément architectural premier, le « C » en bois.
La terrasse se prolonge en porte-à-faux pour profiter d’un maximum d’espace. Elle s’arrête toutefois à 1 m 90 du mur mitoyen pour respecter les règles du Code civil qui impose cette distance minimale par rapport aux limites de la parcelle.
Flexibilité et polyvalence sont au rendez-vous : la table en bois de la cuisine ne fait pas partie du mobilier fixe. Elle peut voyager à l’envi et s’installer provisoirement dans une autre pièce.
Dans la cuisine, le blanc est à l’honneur : les façades des meubles, laquées en blanc brillant, sont surmontées d’un plan de travail assorti en pierre composite. Suspendue au faux plafond, la hotte combinée à un éclairage d’ambiance accorde sa blancheur au décor ambiant.
Pour créer une sensation d’espace, l’ancienne cage d’escalier a été entièrement ouverte. Une nouvelle structure a été mise en place pour soutenir le palier existant.
Les pièces de vie s’ouvrent et se prolongent vers la terrasse qui offre un espace supplémentaire lors des beaux jours. La lumière pénètre généreusement par les grandes baies et illumine l’intérieur.
La pièce centrale fait actuellement office d’espace polyvalent : les enfants en profitent souvent pour étendre leurs jeux, mais la table de la cuisine y trouve parfaitement sa place pour les grands dîners entre amis.
Le salon, qui dégage une ambiance plus cosy, occupe l’avant de l’appartement. Il peut être isolé de la pièce voisine mais reste toujours en contact avec celle-ci grâce aux grandes portes vitrées.
Un parquet en chêne se développe au sol de manière homogène. Il a été traité avec un vitrificateur à base aqueuse qui protège le bois grâce à son film durable et lui donne un aspect mat et naturel.
Les propriétaires auraient souhaité une chambre supplémentaire mais la configuration du logement permettait seulement trois espaces avec vue sur l’extérieur au niveau inférieur. Ici, la chambre côté rue.
Le sas menant au WC et au local technique/buanderie est décoré de nouveaux carreaux en grès cérame imitant les modèles anciens. Un mobilier de rangement sur mesure sera prochainement installé sous l’escalier.
Jolie vue depuis la chambre parentale sur le porte-à-faux de la terrasse et l’élégant profil de l’escalier aux marches et contremarches à angles droits.
Le caractère de l’époque a été entièrement respecté pour la façade avant qui ne laisse rien présager de l’intervention contemporaine réalisée à l’arrière.
La façade illuminée de nuit permet de bien ressentir les pleins et les vides. Ces derniers étant clairement plus nombreux, on comprend le choix de la démolition/reconstruction.
Au gré d'une balade à vélo, un couple de Namurois installé depuis plusieurs années à Bruxelles a flashé sur une maison de maître implantée le long d'une belle avenue d'Anderlecht. L'habitation propose un plan classique de trois pièces en enfilade mais aussi une largeur appréciable de presque 9 mètres qui offre un grand potentiel d'aménagement. "Nous n'avions pas imaginé nous installer un jour dans ce quartier de Bruxelles mais le hasard nous a permis de le découvrir. Le prix des maisons, plus abordable qu'ailleurs, nous permettait de réaliser un beau projet de rénovation", confie le maître d'ouvrage.
Un projet mûrement réfléchi
Après l'achat de la maison, Axel et Charlotte n'ont pas entamé directement les travaux. Ils se sont installés dans l'appartement existant du bel étage, entre les logements loués au demi sous-sol et à l'étage supérieur. "À cette époque, nous n'avions même pas accès au jardin puisqu'il dépendait de l'appartement semi-enterré", se souvient Charlotte. Au départ, les nouveaux propriétaires n'avaient pas une idée précise de l'aménagement futur de leur logis. Le fait de vivre sur place, d'appréhender l'espace et la lumière, leur a permis de clarifier leurs envies et de savoir très précisément comment organiser la rénovation.
"Après avoir vécu six ans dans la maison, nous avions une vision claire de la répartition des espaces que nous souhaitions, raconte Axel. Il nous est apparu évident de fusionner les deux appartements du bas pour créer un duplex en contact avec le jardin." "Les pièces de vie devaient forcément être situées au bel étage et pas au niveau inférieur", poursuit Charlotte. Sur cette base, le programme s'est assez naturellement intégré à l'espace. Une fois le bel étage dédié aux pièces de jour, les trois chambres ont pris place au sous-sol et se sont nécessairement implantées le long des façades pour bénéficier de la lumière et des vues.
Ancien versus nouveau
"L'enjeu du projet était d'ouvrir le plus possible l'espace de la maison bruxelloise d'origine tout en gardant son esprit", explique l'architecte Gregory Hye. La façade avant, laissée intacte, a été habillée de nouveaux châssis en bois moulurés à l'ancienne, tandis que l'espace intérieur est quant à lui fortement remodelé. Subsiste comme témoin du passé une double porte d'origine replacée dans la baie du salon.
C'est au niveau de la façade arrière que se marque l'intervention contemporaine : bardé de bois, le volume en saillie de la cuisine et la terrasse en prolongement forment un grand C suspendu entre mitoyens. Ce nouveau volume semble flotter au-dessus d'un bandeau vitré, "une tranche d'alu", comme dit le concepteur, formée par les châssis et le panneautage en aluminium qui recouvre la partie inférieure du mur porteur. Le porte-à-faux de la terrasse apporte aux chambres du bas l'ombrage nécessaire pour se protéger des rayons du soleil et crée une distance intuitive par rapport au jardin.
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