Vous vous chauffez au gaz naturel ou au mazout ? Votre facture ne grimpera pas dans l’immédiat. Le gouvernement a décidé de reporter la hausse prévue des accises. Une enveloppe de 80 millions d’euros a également été débloquée pour alléger les coûts énergétiques, avec un soutien renforcé à la mobilité et aux ménages vulnérables.
Aide à l'énergie : un budget de 80 millions d’euros
Un accord a été conclu mardi soir sur les mesures de soutien que notre pays va mettre en œuvre. Le gouvernement libère un total de 80 millions d’euros, répartis comme suit :
- 60 millions pour soutenir les déplacements domicile-travail ;
- 5 millions pour augmenter l’indemnité kilométrique forfaitaire ;
- 15 millions destinés aux fonds des CPAS, afin d’aider les ménages précarisés se chauffant au gaz naturel ou au mazout.
Ces mesures entreront en vigueur en mai et resteront d'application durant trois mois. Entre-temps, le gouvernement suivra l'évolution de la situation de près pour déterminer si des mesures supplémentaires seront nécessaires après le mois de juillet.
Le gaz naturel et le mazout épargnés pour l’instant
La hausse des accises sur le gaz naturel et le mazout, initialement prévue pour début avril, est officiellement reportée au 1er août. Les ménages utilisant des combustibles fossiles ne verront donc pas leur facture augmenter dans l'immédiat. Lorsqu'elles entreront en vigueur, ces accises représenteront une hausse d’environ 75 euros par an pour le gaz naturel, et de 6 euros par 1 000 litres pour le mazout. Cette réforme s’inscrit dans le cadre du tax shift et des directives européennes visant à réduire les émissions de CO₂. Ce processus se poursuivra jusqu’en 2030, rendant les combustibles fossiles progressivement plus onéreux au profit d’une électricité plus abordable.
Nous devons aider les citoyens à réduire leur consommation d’énergie afin de faire baisser la demande, tout en les sensibilisant à la gestion de leur contrat d’énergie
Le gouvernement mise également sur la prévention : inciter les ménages à réduire leur consommation et à mieux comprendre leur contrat, notamment en comparant les offres sur le marché.
Pas de baisse supplémentaire de la TVA
La proposition de la Commission européenne visant à réduire la TVA sur les pompes à chaleur, les chauffe-eau thermodynamiques et les panneaux solaires n’a pas été abordée lors des discussions. Depuis le début de l'année, le taux de TVA sur les pompes à chaleur et les chauffe-eau thermodynamiques est fixé à 6 % pour tous, quel que soit l’âge du logement. En ce qui concerne les panneaux solaires, la TVA reste maintenue à :
- 6 % pour les habitations de plus de dix ans ;
- 21 % pour les habitations de moins de dix ans.
Ces taux demeurent inchangés, la crise actuelle impactant principalement le prix des énergies fossiles et, dans une moindre mesure, celui de l’électricité.







